quinta-feira, 8 de novembro de 2007

INVITATION

Rencontre-débat avec Rabiatou Diallo
secrétaire générale du syndicat CNTG de Guinée


Samedi 10 novembre de 14h à 17h
Bourse du travail de Paris
Salle André Tollet
rue du Chateau d Eau - métro République




Rabiatou Diallo, secrétaire du syndicat CNTG
(confédération nationale des travailleurs de
Guinée), militante féministe et seule femme
secrétaire générale
d une grande centrale syndicale en Afrique, est en
tournée en Europe du 27 octobre au 17 novembre.
Entre janvier et février 2007, elle a mené, avec son
syndicat, de grandes mobilisations contre le
gouvernement de Guinée et sa corruption, pour une
amélioration des conditions de salaires et de vie
des travailleurs et travailleuses de son pays. L
armée est intervenue, il y a eu de nombreux morts,
et elle-meme a été emprisonnée puis libérée sous la
pression internationale.

Nous vous proposons de la rencontrer afin de
connaitre ses combats, la situation dans son pays et
les propositions de soutien.

Pour mieux la connaitre, faire
http://www.guineeactu.com/index.php?aid=95

Premiers soutiens : MMF, Michèle Loup, conseillère régionale Ile de France,
Commission femmes FSU,
Commission femmes Union syndicale Solidaires...

sexta-feira, 26 de outubro de 2007

COLLOQUES- Le role des collectivités territoriales dans l'action contre les violences faites aux femmes

L'association " Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes" participera le 5 décembre 2007 à cette
journée organisée a Saint Denis par l'organisme de formation " Formation et
Citoyenneté". Session de formation ouverte aux élu/es de tout parti et de tout mandat électoral dans la
limite des places disponibles
PROGRAMME :
Matin : Les violences faites aux femmes : état des lieux, par Ernestine Ronai,, responsable de l'Observatoire
des violences faites aux femmes de la Seine-Saint-Denis :
- Quelles violences ?
4
- Les structures d'écoute et d'accueil.
- Le rôle des partenaires sociaux : Etat, collectivités, associations, syndicats.
Mutilations sexuelles - Mariages forcés, par le GAMS (groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles) :
- Définitions.
- Aspects juridiques et sociaux.
- Comment réagir et dans le cadre de quel partenariat ?
Après-midi
Culture et représentations, la construction des comportements sexistes, par Hélène Marquié, membre de l'Institut Emilie du Châtelet
- Comment les cultures ambiantes construisent-elles des schémas amoureux sexistes ?
- Quelles en sont les répercutions sur les constructions identitaires, les comportements et les attentes de chaque sexe ?
- Comment les médias et les voix " autorisées" légitiment-ils les comportements sexistes et violents ?
- Quels moyens concrets peut-on envisager pour contrebalancer cette véritable éducation au sexisme ?
Les aspects juridiques, par Isabelle Thieuleux, juriste :
- Le droit français. Pistes de réflexion.
- Présentation de la proposition de loi-cadre contre les violences faites aux femmes du Collectif National pour les Droits des Femmes
Pour vous rendre à cette formation, renvoyez le bulletin d'inscription (http://www.formationcitoyennete.org)
a : Formation et Citoyennete, 21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris, 01 43 79 09 23

TEXTES- Tunisie, déclaration de solidarité a Saloua Charfi

Association Tunisienne des femmes démocrates
Non à l oppression de la liberté de pensée, Oui à la liberté d‚opinion
L ATFD suit avec une grande inquiétude la campagne de dénigrement et de diffamation dont est sujette la
chercheure universitaire Madame Saloua Charfi suite à sa publication d'une étude portant sur la place
réservée aux femmes dans les Fatwas diffusées sur le Net.
Cette campagne, menée par des personnes connus pour leur appartenance au courant fondamentaliste et
conservateur, a mis en évidence l'essence de leur projet de société salafiste. Elle s'est caractérisée par sa
violence et sa brutalité et vise à semer le doute sur la personne de Saloua Charfi, à l'accuser de trahison et
d'hérésie, portant ainsi atteinte à sa dignité et à son droit fondamental à la liberté d'expression, de penser
et de croyance.
Cette campagne s'ajoute à tant d'autres menées par les partisans de ce courant qui ne cessent de se
manifester pour contrecarrer l'expression des femmes et de leur aspiration à une société sans
discrimination, sans violence et sans exclusion, comme ils l'ont fait contre Nawal El Saadawi, Hakima Chaoui,
Raja Ben Slama, l'ATFD et autres, et chaque fois que les femmes exercent leurs droits et agissent en
citoyennes.
L'ATFD, face à cette nouvelle campagne :
1 - exprime sa solidarité totale et de principe avec l'amie Saloua Charfi pour son droit d'expression,
d'écriture et de création sans aucune restriction ;
2 - dénonce toutes les campagnes qui ont pour objectif de faire taire les voix libres et de museler la liberté
d'expression de la part de ceux qui se sont imposés comme tuteurs de la religion et de la vie ;
3 - refuse toutes les formes de violences et de terrorisme à l'encontre des femmes, autant de moyens qui
ont pour objectif de museler leur voix et de perpétuer leur condition d'infériorité dans une société
patriarcale fondée sur les discriminations, la domination et la marginalisation ;
4 - attire l'attention sur la gravité de la multiplication de campagnes de ce type qui s'efforcent d'étouffer
les espaces d'expression et de dialogue existants. D'autant plus que l'Internet est devenu aujourd'hui un
espace important pour le dialogue qui devrait obéir aux normes de l'éthique de discussion et du respect de
l'autre, accepter la différence et le droit d'expression sans tutelle, sans pression, sans violences et sans
intimidation d'où qu'elles viennent ;
5 - affirme son attachement aux droits des femmes aussi à s'exprimer dans ces espaces et partout ailleurs,
pour dire leurs opinions, et faire leur propre lecture de la place et du statut qui leur sont réservés dans
l'histoire des civilisations et des religions.
6 - l'ATFD interpelle toutes les forces démocratiques et féministes à se solidariser avec toutes celles et
tous ceux qui ont pris la plume pour contribuer à la construction de l'avenir de notre pays, pour que s'y
épanouissent les libertés de pensée, d'expression et de création.